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Les pharmaciens contre-attaquent

vendredi 18 avril 2008 à 21 h 50
Après les réactions, l'action. Tandis que la semaine dernière les communiqués de presse de l'ensemble des acteurs de la chaîne du médicament se succédaient pour dénoncer la publicité lancée par Michel-Edouard Leclerc, l'heure est désormais à la sensibilisation du public. Des campagnes de communication nationales, des affiches, un site Internet ou encore des linéaires « chocs » ont ainsi vu le jour. Dans un autre registre, certains ont décidé de contre-attaquer en portant l'affaire devant la justice.
Des campagnes nationales

«Non, M. L.: se soigner en France ne sera jamais un luxe». Ce slogan, en tête d'affiche d'une campagne s'adressant à 16 000 officines, fédère le groupe PHR, l'Union nationale des pharmacies de France (UNPF), l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO), le groupement Giphar, le groupe PlusPharmacie, le Collectif des groupements de pharmaciens et l'Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF). «Nous réagissons par une campagne dans la presse nationale et par l'apposition d'affiches et la distribution de tracts dans les 23000 officines françaises», explique Lucien Bennatan (groupe PHR).

Claude Japhet (UNPF), souligne que, contrairement au diplômé de pharmacie travaillant en grande et moyenne surface (GMS), le pharmacien engage sa responsabilité dans chaque dispensation et est tenu au secret professionnel. «Dès qu'on s'arrête à la problématique de prix, l'exigence de qualité baisse et met le consommateur en danger.»

Gilles Bonnefond (USPO) rappelle d'ailleurs les propos du président de la République indiquant que le médicament ne peut se résumer à un prix. «Leclerc est disqualifié. Sa campagne fait croire que le consommateur ne pourra plus se soigner à cause du prix du médicament devenu trop élevé

Réfutant point par point la campagne Leclerc, les signataires de cette «contre-pub» rappellent leurs engagements. Proximité, visibilité des prix, libre accès dans l'officine, dossier pharmaceutique, traçabilité, délivrance de 4 millions de conseils par jour «contre 5,7 millions par an promis par Leclerc», services de garde, accord de bonnes pratiques commerciales avec les industriels. Un arsenal au service du patient et de sa santé, avec en sus un prix moyen du médicament de conseil officinal qui a augmenté, en quatre ans, de moins de 1 %. Les organisateurs de la campagne n'ont pas dit leur dernier mot. «Nous n'avons pas joué toutes nos cartes comme les relevés d'absence de pharmaciens dans les parapharmacies Leclerc ou les relevés de prix –à l'avantage des officines. Cette campagne va durer une quinzaine de jours. Nous sommes prêts à en faire d'autres, notamment sur le petit écran

Colère sur la Toile

Pour exprimer son désaccord avec le projet de Michel-Edouard Leclerc, tous les moyens sont bons. Pour les Pharmaciens en colère (PEC) le Web est le média roi (www.pharmaciensencolere.com).

Et parce que l'enjeu dépasse le strict cadre professionnel, l'association de pharmaciens a créé un site Internet entièrement dédié à sa campagne ouvert à la fois aux officinaux et au grand public. Quiestcher.fr relaie ainsi les tracts et les spots de la campagne «PEC pour tous, tous contre MEL» (Michel-Edouard Leclerc, NDLR), mais aussi la revue de presse sur l'opération et les coordonnées des élus à alerter. Au-delà de la simple interpellation de la population et des élus, les PEC demandent aussi aux confrères situés à proximité d'un centre Leclerc de réaliser des relevés de prix sur certains produits de parapharmacie.

«Tous les jours, 4 millions de personnes fréquentent nos officines, en 15 jours nous aurons vu et parlé à la totalité de la population», justifient les PEC.

Humour et linéaires chocs

«Carotte, navet, aspirine, lessive, cherchez l'intrus!» Pour réagir à la campagne signée Leclerc, les pharmaciens de la CSPH (Chambre syndicale des pharmaciens de l'Hérault) ont choisi la carte de l'humour et de la provocation. Ainsi, jusqu'à la fin du mois d'avril, les titulaires héraultais disposent dans leurs officines des « linéaires chocs » destinés à provoquer le débat avec leurs clientèles. Des boîtes de petits pois, des rouleaux de papier hygiénique, des fruits et des légumes côtoient des médicaments.

Sur ces linéaires hors normes sont disposés plusieurs messages rédigés pour interpeller le public : «Ceci vous choque? Nous aussi!» ou «A chacun son métier!». Au total, confie Jean-Michel Ferrando, vice-président de la CSPH, «quelque 280 officines sur les 400 du département ont adhéré à la démarche». L'initiative a déjà été largement relayée par les médias nationaux (TF1, France 2, France 3, M6) ainsi que par la presse régionale. Dernier détail, précise Jean-Michel Ferrando, «à l'issue de l'opération, les produits de GMS qui ont servi à réaliser les linéaires seront offerts par la CSPH à une association caritative». Même en colère, les pharmaciens restent généreux !

Des affiches et des slogans

Depuis la semaine dernière les officines IFMO-Pharmélia arborent des affiches pour défendre la particularité du réseau et du médicament. «De par sa spécificité le réseau des officines pharmaceutiques françaises apporte chaque jour à des milliers de patients un service de proximité qu'aucun autre circuit de distribution ne peut garantir», indique ainsi l'une d'entre elles, tandis que la seconde rappelle aux patients que «le médicament n'est pas une boîte de petits pois».

Dans quelques jours, les pharmacies de l'enseigne Forum Santé pourront elles aussi placer une affiche dans leurs vitrines. Son slogan : «N'avalons pas n'importe quoi!». «L'idée est de répondre avec le même humour aux annonces qui caricaturent les médicaments comme des « produits de luxe » en montrant qu'ils ne sont pas non plus des produits courants, explique le groupement. La volonté est d'ouvrir le débat au comptoir des officines et sur le site Internet de l'enseigne (www.
forumsante.fr, NDLR)».

Une action en justice

Daniel Buchinger, P-DG du groupement Univers pharmacie, souhaite, lui, ne plus voir la publicité de Leclerc. Il a donc décidé de saisir la justice pour faire retirer la campagne de tout support médiatique. Pour lui, les messages diffusés sur les chaînes de télévision et dans les journaux ne sont pas seulement diffamatoires à l'égard des officinaux, mais également «illicites et constitutifs de publicité trompeuse et mensongère».

Il conteste notamment l'idée que la vente de médicaments dans les grandes surfaces entraînerait une baisse des prix, à l'image de l'Italie.

Tout aussi mensonger, selon Univers pharmacie, l'expérience dans la diffusion de produits de santé revendiquée par M. Leclerc. Daniel Buchinger n'est pas seul dans sa requête. L'Union nationale des pharmacies de France (UNPF) et l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO) se sont associées à sa démarche. «Nous sommes coplaignants dans cette affaire», précise l'UNPF. «Nous allons plaider sur une autre partie que celle défendue par Univers pharmacie», ajoute Gilles Bonnefond, président délégué de l'USPO, choqué de la caricature de la profession faite par cette publicité.
Redigée par céline
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02/02/08 : Pharmacies : un numéro unique

vendredi 08 février 2008 à 22 h 02
en france,un numero unique pour trouver sa pharmacie de garde la plus proche!
Trouver une pharmacie de garde relève parfois du parcours du combattant. Alors pour faciliter l'accès aux officines ouvertes le soir, les dimanche et jours fériés, un numéro unique le 32 37 vient d'être mis en place. Le système est simple : une fois le numéro composé, il vous suffit de taper le code postal de votre commune. Les trois pharmacies de permanence les plus proches dans un rayon de 20 kilomètres vous seront indiquées. Un numéro automatisé, joignable, 24 heures sur 24. Et en cas de panne ou de difficulté, un opérateur prend le relais. Pour l'instant, ce numéro n'est opérationnel que dans les départements de Bretagne et du Var, mais si les essais sont concluants, ce numéro devrait s'étendre à toute la France, d'ici l'année prochaine
Redigée par cannelle
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L'ibuprofène 400 mg en automédication

mardi 04 mars 2008 à 10 h 33
De l'ibuprofène 400mg en vente libre?
SELON une étude du CREDOC, lancée à l'initiative des Laboratoires Reckitt Benckiser Healthcare entre le 24 et le 31 janvier 2008, un tiers des Français ont souffert, durant le dernier mois écoulé, de douleurs musculaires, de maux de tête, ou de maux de dos. Quel que soit le type de douleur, une large majorité choisit de la traiter par des médicaments ; plus d'un tiers achète des médicaments sans ordonnance plus de deux fois par an (73 % des 25- 34 ans y ont recours). En automédication, 15 % des Français interrogés déclarent doubler les doses de médicaments en cas de douleurs intenses, et 11 % affirment prendre plusieurs médicaments pour être mieux soignés.

Le marché des analgésiques représente 17 % du marché mondial des médicaments vendus sans ordonnance. L'ibuprofène est actuellement disponible en vente libre dans 90 pays. Médicament pionnier, Nurofen a été, en 1996, la première marque d'ibuprofène à pouvoir être achetée sans ordonnance en France. Les médicaments de la gamme ont connu depuis une très forte progression : leurs ventes ont été multipliées par cinq en dix ans. Apparaît aujourd'hui une nouvelle tendance : de plus en plus de patients souhaitent de forts dosages pour soulager efficacement et rapidement leurs douleurs. Le nouveau Nurofen 400 est un concentré de puissance qui répond à cette attente. D'action rapide, il apporte un soulagement dès la quinzième minute et cet effet se prolonge durant six heures après une prise unique. Son efficacité est supérieure au paracétamol 1 g chez des personnes souffrant de douleurs dentaires postchirurgicales. Elle a également été prouvée pour les migraines, les arthroses et les angines aiguës.
Redigée par céline
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Des renforts de poids dans la défense du monopole

lundi 21 janvier 2008 à 08 h 38
A quelques jours de la remise du rapport Attali, l'inquiétude pour l'avenir du monopole pharmaceutique grandit parmi les officinaux. Des soutiens de choix devraient pourtant les rassurer. La ministre de la Santé et les industriels viennent en effet tour à tour de prendre fait et cause pour le maintien des médicaments dans les officines.
UN FRISSON court actuellement dans le dos des officinaux : et si le monopole de dispensation des médicaments qui leur est si cher venait à disparaître ? Simple rumeur pour jouer à se faire peur ou véritable danger ? Il faut dire que de nombreuses charges ont récemment été portées contre ce pilier de l'officine française. La dernière en date, le rapport de l'homme d'affaires Charles Beigbeder remis début décembre au secrétaire d'Etat à la Consommation, Luc Chatel, dans lequel il affirme que «la mesure la plus urgente consiste sans doute à lever le monopole officinal sur les médicaments sans ordonnance».

Mais bien avant ce rapport, ce sont les conclusions de la commission Attali attendues la semaine prochaine qui nourrissent l'inquiétude des officinaux. Car, pour beaucoup, cela ne fait plus mystère, la remise en cause du monopole devrait bel et bien figurer parmi les quelque trois cents propositions destinées à doper la croissance.

Une rente de situation. Dès son installation à la fin août, il était clair que la commission Attali s'attaquerait au monopole des pharmaciens. Le président de la République avait lui-même évoqué à cette occasion la nécessité de «mettre fin à des rentes de situation que rien ne justifie aujourd'hui», pointant les professions de notaire, d'avoué, de taxi, mais aussi celle de pharmacien. Pourtant, pendant la campagne pour l'élection présidentielle, le candidat Sarkozy avait rassuré les officinaux sur ce point. «Je puis vous confirmer qu'il n'est pas question de remettre en cause ce monopole», avait-il indiqué dans un entretien avec « le Quotidien » à la veille du second tour (notre édition du 3 mai 2007), considérant que «les médicaments ne sont pas des biens comme les autres et leur distribution ne peut pas se confondre avec l'achat d'un bien de consommation courante». Qu'en pense-t-il aujourd'hui ? C'est la question qui taraude les pharmaciens. Et les avis divergent. Pour les uns, Nicolas Sarkozy est un pragmatique qui sait pertinement que toucher au monopole mettrait à mal un réseau de santé publique de proximité. Pour d'autres, le président de la République a moins d'état d'âme et n'hésitera pas, au nom du pouvoir d'achat, à offrir la vente des médicaments à la grande distribution.

Une question de santé publique. Quoi qu'il en soit, rien ne semble encore joué pour le moment. Et les officinaux ont des alliés de poids dans leur combat pour défendre le monopole. A commencer par la ministre de la Santé. Mardi matin, sur RMC, Roselyne Bachelot a réaffirmé en effet son opposition à la vente de médicaments dans les grandes surfaces. «C'est une question de santé publique et de protection du consommateur», a-t-elle insisté. Déjà, lors de la 10e Journée de l'Ordre des pharmaciens, la ministre avait expliqué que, pour elle, «seul un pharmacien est vraiment à même de dispenser le bon médicament au bon patient (...). Cet impératif justifie que les patients-consommateurs ne puissent trouver de médicaments au milieu d'une suite de rayons de bonbons ou de lessive, mais uniquement dans un commerce dédié et professionalisé».

Outre leur autorité de tutelle, les officinaux peuvent également compter sur le soutien des industriels. Le président du LEEM (Les entreprises du médicament), Christian Lajoux, a ainsi récemment rappelé son attachement au monopole (voir article ci-dessous). L'AFIPA a même décidé d'écrire à Roselyne Bachelot pour réaffirmer sa position en faveur du circuit de distribution pharmaceutique.

«Même si nous souhaitons voir quelques améliorations au sein des pharmacies et notamment sur l'accessibilité des médicaments d'automédication, ce réseau exclusif nous apparaît avoir largement démontré son intérêt pour porter une politique de santé ambitieuse et demeurer la première garantie de sécurité et de qualité qu'attendent les citoyens français dans ce domaine», estime l'association. Espérons que ces prises de positions ne resteront pas lettre morte.
Redigée par céline
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Le baclofène aide à oublier l'alcool

samedi 15 décembre 2007 à 10 h 18
Un essai pilote montre que la prise orale de baclofène pendant douze semaines a eu un effet significatif chez un groupe de patients ayant une cirrhose éthylique, pour obtenir l'abstinence du toxique, avec une amélioration des paramètres hépatiques. Ce qui représente une bonne nouvelle pour l'aide au sevrage éthylique dans la cirrhose.
Au stade de la cirrhose hépatique liée à l'abus d'alcool, la poursuite de l'imprégnation éthylique est associée à une accélération de la dégradation de la fonction hépatique et à une forte mortalité. Parvenir à sevrer les malades est un objectif important, mais difficile. Les produits qui réduisent l'envie de consommer de l'alcool sont en règle générale à métabolisme hépatique. Les individus porteurs d'une cirrhose hépatique sont exclus des essais de ces agents largement métabolisés par le foie, en raison des dommages hépatiques potentiels qu'ils risquent de produire. La naltrexone par exemple est contre-indi- quée chez les personnes ayant une maladie hépatique. Un autre exemple, le topiramate risque d'induire une hyperammoniémie. L'acamprosate n'a pas fait l'objet d'essais chez des cirrhotiques. L'utilisation possible du baclofène apparaît comme une bonne nouvelle dans ce domaine.

Le baclofène est un agoniste des récepteurs GABA*. Des observations préliminaires ont indiqué qu'il réduit l'envie (craving), la consommation effective d'alcool et améliore l'abstinence chez les personnes alcoolodépendantes.

Le baclofène est peu métabolisé par le foie (15 %), mais principalement par le rein, qui l'élimine. Aucun effet secondaire hépati- que n'a été rapporté jusqu'ici, aussi bien chez les alcoolodépendants que dans les utilisa- tions en neurologie. A Rome, Giovanni Addolorato et coll. ont réalisé un essai chez 84 personnes ayant une cirrhose hépatique et une dépendance à l'alcool. Le produit a été testé comparativement au placebo pendant douze semaines.

Chez les 42 personnes qui ont eu le baclofène, 30 (71 %) ont été totalement abstinentes à la fin du traitement contre seulement 12 (29 %) du groupe placebo, soit une différence très significative (p < 0,0001, IC : 2,4-16,1). La tolérance du produit est bonne : le nombre d'arrêts de traitement n'est pas en défaveur du baclofène (6/42 versus 13/42 pour le placebo).

Le suivi des patients a continué. Et a montré que la durée cumulée d'abstinence est multipliée par deux chez ceux qui ont eu le baclofène comparativement au placebo : 62,8 jours versus 30,8 jours (p = 0,001). Il n'y a pas eu d'effet indésirable hépatique.

Il est très important de noter avec les auteurs que « cette réduction de la prise alcoolique est associée à une réduction significative des marqueurs cliniques des dommages hépatiques : ALAT, gamma GT, bilirubine, INR. Une constatation qui, d'une part, confirme les données recueillies par auto-observation et, d'autre part, suggère que la réduction de la consommation d'alcool est suffisante pour réduire les dommages hépatiques ».
Redigée par céline
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